Articles, Blog

The bike…and beyond | Youhei Uchino | TEDxKyoto

The bike…and beyond | Youhei Uchino | TEDxKyoto


Traducteur: Claire Ghyselen
Relecteur: Eriko Tsukamoto (Musique) (Applaudissements) Merci. Bonjour. Je m’appelle Yohei Uchino et je suis champion du monde de BMX Flat. (Applaudissements) Je viens de vous faire une démonstration de BMX Flatland. Je crains que de nombreuses personnes
viennent de découvrir ce sport. En quelques mots, il s’agit d’un sport qui ressemble
au patinage artistique mais sur un vélo de petit gabarit puisqu’on réalise des figures
acrobatiques et des sauts. Le règlement ressemble aussi
beaucoup au patinage artistique. Il y a des notations
pour le mérite technique, artistique, de qualité d’exécution, et de difficulté. Nos performances sont jugées
selon ces quatre critères pour déterminer le vainqueur. C’est un sport exigeant. Comment ai-je commencé ce sport ? Au lycée, je formais avec mes amis
un groupe unis de neuf potes et nous nous demandions
ce que nous pourrions faire ensemble. Nous avions lu dans un magazine que le skate-board, c’est ce qui
plaisait le plus aux filles. Nous étions des adolescents à l’époque et nous avons eu la naïveté
de croire ce magazine. Nous avons donc décidé de faire
du skate-board ensemble. Un de mes amis nous a annoncé que dans le parc Meriken,
à proximité des quais du port de Kobé, se tenait un festival de skate-board. Nous avons donc décidé d’y participer pour nous renseigner sur les magasins
où acheter nos planches et sur comment nous entraîner. Mais quand nous sommes arrivés sur place, il s’est avéré que les infos
de mon pote était erronées (Rires) et qu’il s’agissait d’un festival de BMX. (Rires) Je concède que ce qui nous intéressait,
c’était plaire aux filles. Et donc, nous n’avons
pas hésité un instant. Nous étions tous d’accord
que le BMX, c’était tout aussi sexy. (Rires) C’est ainsi que j’ai commencé ce sport. Vous le voyez, c’est une coïncidence
si j’ai commencé ce sport. Le jeune étudiant au lycée
n’aurait jamais imaginé un instant que cela le conduirait à prendre la parole
aujourd’hui, sur cette scène. C’est donc à partir de ce moment que j’ai démarré ma vie extrême. Dans des interviews,
on me pose souvent la question de ma motivation
à persévérer dans ce sport. Je trouve qu’il y a beaucoup
de facettes attrayantes au BMX. Mais si je dois en citer une, c’est le plaisir de créer
de nouvelles figures. C’est le plus jouissif. Prenons une image : le base-ball. Avant, il y a vraiment très longtemps, il n’y avait qu’une technique de lancer. Le joueur qui a inventé
la prise curveball, celui qui a inventé la prise slider et celui qui a inventé la prise sinker sont devenus des icônes historiques. Je peux devenir une telle icône. L’histoire du BMX est moins longue,
40 ans environ. C’est un sport encore jeune et il y a beaucoup de techniques
qui ne sont pas encore inventées. Découvrir des nouvelles figures,
les faire découvrir au monde entier et voir le monde entier
reproduire ces techniques, il n’y a rien de plus jouissif. Voici une photo du championnat du monde qui a eu lieu en France. C’est le moment où on va dévoiler
les techniques qu’on a inventées et où on va les réaliser à la perfection. C’est en fait très difficile car il y a une telle pression. On s’entraîne tous les jours, on continue de répéter, encore et encore. On connaît la figure sur le bout
des doigts mais on la réussit à moitié. Sur cette photo, je viens de réaliser
parfaitement une nouvelle figure. C’était en mai 2014 et il régnait une ambiance incroyable,
comme c’est souvent le cas. Je vis pour ces moments
de joie intense de l’accomplissement. Il arrive bien sûr d’échouer. J’ai souvent raté le podium. Voici une photo prise quand j’ai échoué, comme vous pouvez le remarquer. Pourtant, je souris. Je n’en avais pas conscience avant de découvrir cette photo. Je pense qu’il s’agit là
de ma philosophie. Une fois que je m’engage,
que je suis déterminé, que ma performance
à un championnat international soit bonne ou mauvaise, ne revêt plus tant d’importance. Ce qui compte, c’est le temps
et le processus pour y parvenir. Si je ne gagne pas, je ne gagne pas. C’est un fait à accepter. En réfléchissant avec attention
à mes entraînements, je peux m’assurer
que je n’ai pas été négligent, que je me suis entraîné avec concentration
pour m’améliorer jusqu’au concours. Et quand c’est le cas,
même si je ne sors pas vainqueur, je peux encourager mes rivaux
avec sincérité, même s’ils ont été meilleurs, et qu’ils ont gagné la compétition. Les liens que nous créons
dans ces moments de fraternité sont essentiels à mes yeux. En 2008, j’ai gagné le titre de champion du monde
pour la première fois aux États-Unis. À ce moment, je me suis
aperçu d’une chose. Les sports populaires, comme le base-ball ou le football, sont fondamentalement différents
des sports extrêmes comme le mien, ceux qu’on aussi appelle
sport d’actions ou sport urbain. Et donc, en décrochant le titre
de champion du monde, j’ai enfin compris que j’étais sur la ligne de départ. C’était le commencement. Quand je suis devenu champion du monde, presque personne au Japon
ne s’intéressait à mon sport. Seuls les quelques pratiquants
de BMX s’y intéressaient. Alors j’ai pensé qu’avec ce titre de champion
du monde de BMX, je pourrais avoir des activités
pour faire connaître ce sport, dans les médias, dans des événements. C’était le point de départ et j’aurais besoin pour marquer le coup, de décrocher ce titre une deuxième fois. Mon titre de champion du monde a attiré l’attention du public, certes,
mais en conquérant à nouveau ce titre en 2012, j’ai attiré davantage
l’attention du public. De nombreuses personnes
ont regardé le championnat et montré leur enthousiasme. À nouveau, j’ai compris une chose. À partir de ce moment, j’allais devoir créer deux images de moi : Yohei Uchino, l’athlète de BMX et Yohei Uchino, l’homme qui fait connaître
le BMX au grand public. Aujourd’hui, je suis sur cette scène, en tant qu’athlète et en tant que
représentant du monde de sport extrême avec l’intention de vous faire
découvrir mon sport et de le faire connaître
au plus grand nombre. Une des activités que j’ai mises en place
pour diffuser mon sport est le concours FLATARK. Cet événement a eu lieu
pour la première fois l’année dernière. Mais tous les participants et cyclistes étaient d’accord sur le fait que c’était un des meilleurs événements
auxquels ils avaient participé. L’année dernière, on m’a posé
la question de savoir pourquoi. La réponse est simple, en fait. J’ai produit un événement
où j’allais participer une scène sur laquelle j’allais monter, et je souhaitais pouvoir
y prendre du plaisir, m’y amuser. Et voilà. J’ai eu la chance de participer à beaucoup
de championnats dans de nombreux pays, en France, en Espagne, aux États-Unis. J’ai apprécié de participer
à de nombreux événements et faire un benchmark
avant de créer le mien qui répondrait à tous mes critères
d’un événement de première catégorie. Ce n’était donc pas compliqué. Je ne veux pas me limiter aux cyclistes. J’inclus donc dans mes activités de nombreux sports extrêmes, comme le skate-board, le roller en ligne, la danse même. Beaucoup de personnes s’entraînent pour
monter sur les podiums internationaux. Toutefois, une fois le titre
mondial conquis, il y a tant de choses à faire. Saviez-vous que le nombre de médailles dans les sports
extrêmes obtenues par des Japonais est presque identique au nombre
de médailles olympiques obtenues par les athlètes japonais ? On a tendance à croire que les États-Unis
seraient plus forts mais ces dix dernières années, le Japon est super fort. Mais c’est un fait méconnu
du public japonais. Ce n’est la faute de personne. C’est juste que les sports extrêmes ne font pas partie des sports connus
et n’attirent pas l’attention. Et donc, en tant que sportif extrême, c’est mon rôle de faire
parler de mon sport pour pouvoir passer le relai
à la nouvelle génération. C’est ma responsabilité
de devenir un modèle. Mon rêve est de devenir
le rêve des autres. C’est ce qui me motive à agir
pour parler de mon sport. Merci beaucoup. (Applaudissements)

Tagged , , , , , , , , , , , , , , , ,

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *